L'Agenais (ou Agenois) (en occitan Agenés) est la région d'Agen (Lot-et-Garonne), sur la rive droite de la Garonne. Le peuple celte de l’oppidum d'Aginnon était les Nitiobroges, un nom pouvant signifier en gaulois "originaire du pays, autochtone".

Fervente Saint-Caprais (Agen)
Si on en croit ce qu'écrit Jules César dans la Guerre des Gaules, les Nitiobroges sont un peuple celte qui avait à sa tête le roi Teutomatos. Ils font partis des nombreux peuples qui participèrent à la bataille de Gergovie en 52 avant JC. Leur installation dans cette région était toutefois assez récente puisqu'elle daterait, selon les dernières recherches, de la fin du IIIe ou début du IIe siècle avant JC.
De 1562 à 1598 l’agenais est le témoin des affrontements meurtriers entre les Catholiques et les Protestants : En 1569, plusieurs armées protestantes se rejoignent en Agenais. Venant du nord, il y a l'armée commandée par les princes de Navarre et de Condé et celle commandée par l'amiral de Coligny. Ces armées contrôlent la vallée du Lot, en particulier les points de passage comme Sainte-Livrade, Castelmoron, Clairac et Aiguillon. Venant du sud, il y a l'armée de Montgomery, possédant des canons, qui passe la Garonne à Port-Ste-Marie.

L'amiral de Coligny (1519-1572)
Ces armées tiennent sous leur contrôle une partie de l'Agenais, dont le commerce sur la Garonne et le Lot. Ils pillent et saccagent les villes, massacrent les habitants, brûlent les monastères et les maisons. Ils torturent les habitants pour les rançonner. Les gens se réfugient donc à Agen, ville catholique. Mais ces réfugiés posent beaucoup de problèmes aux Agenais qui doivent déjà supporter la présence de l'armée catholique dans leur ville. Cette armée est composée de deux compagnies de cavaliers, commandées par Monluc et Fontenille, et de cinq compagnies de fantassins.
Blaise Monluc
(entre 1500 et 1502 - 1577)
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