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Le Quesnoy (Nord)

liste des morts pour la France pendant la Première Guerre Mondiale

La ville prise dès le 23 août 1914 par les troupes allemandes subit une sévère occupation pendant quatre années. Le maire de la commune, Achille Carlier, est ainsi injustement condamné pour avoir dissimulé des blessés français et anglais à l'arrivée des troupes allemandes. Achille Carlier, condamné par le commandant de la place, est ensuite jugé et défendu par un avocat allemand à Bruxelles. Après une difficile approche par la vallée de l'Écaillon, la ville est libérée le 4 novembre 1918 par des troupes néo-zélandaises. Dans un vaste mouvement des troupes britanniques qui s'illustrent à Ghissignies, Louvignies, Jolimetz et Orsinval, la prise de la vieille forteresse est laissée aux troupes néo-zéalandaises qui encerclent alors la ville en longeant par l'ouest une voie de chemin de fer aujourd'hui disparue et en contournant l'étang du Pont Rouge vers Potelle. Une garnison de 1000 soldats allemands, dont de nombreux défenseurs battus de Tournai, reçoit l'ordre de résister quoiqu'il advienne. Les civils de la ville ont reçu l'ordre de l'évacuer le 27 octobre mais certains sont restés dans les caves. Au troisième refus de se rendre, dont un envoyé par un avion, les troupes néo-zélandaises décident de se lancer à l'assaut de la cité tout en la préservant. En fin d'après-midi, l'artillerie néo-zélandaise, aidée par l'artillerie britannique, ajuste son tir au sommet des remparts et parvient à créer la confusion chez les défenseurs par l'utilisation de « bombes à huile ». Quelques hommes précédés par le second lieutenant Leslie Averill parviennent aux pieds des remparts du secteur sud où les vestiges de la vanne du moulin de la ville permettent de dresser une échelle et d'escalader les remparts à la plus grande stupéfaction des défenseurs. Après des combats de rues, la ville tombe finalement aux mains des Néo-Zélandais en début de soirée du 4 novembre 1918. La prise de Le Quesnoy et des communes voisines ouvre la porte de la "trouée dite de la Sambre", c'est-à-dire la route de la Belgique et de l'Allemagne ce qui précipite la défaite allemande. L'action néo-zélandaise glorifiée dès novembre 1918 par la presse anglo-saxonne puis par le choix des autorités néo-zélandaises d'installer à Le Quesnoy un des 4 monuments commémoratifs de la jeune nation lors de la guerre vaut surtout pour l'excellence de sa préparation qui reste dans les mémoires de l'artillerie néo-zélandaise, pour le courage de ces soldats reconnu par de très nombreuses citations militaires (plus de 50 recensées dans la Gazette of London) et la préservation de la ville. Le 10 novembre 1918, le président de la République, Monsieur Raymond Poincaré rend visite à la ville qui réintégre l'histoire nationale par son sacrifice. Un défilé militaire est alors organisé dans une liesse toute populaire.

Nom Prenom Remarques
AUBRY André  
AUBRY Jules  
AUBRY Léon  
BAILLEUX Pierre  
BAUDUIN Adolphe  
BERNIER Emile  
BETHGNIES Gaston  
BLAS Jules  
BOSQUETTE Ferdinand  
BOUTIEAUX Victor  
BRUDENNE Louis  
BUFFET Henri  
BUISSE Henri  
CAGNIARD Paul  
CANQUELIN Augustin  
CARDON Jean-Désiré  
CARION Félicien  
CARLIER Edmond  
CARLIER Eugène  
CARLIER Ferdinand  
CARPENTIER François  
CARTIGNIES Paul  
COCHEZ Léon  
COUPEZ Clément  
COUPEZ Marcel  
COUPEZ Paul  
DANJOU Edmond  
DECAUX Jean-Baptiste  
DELFOSSE Léon  
DELOFFRE René  
DEMESSINE Gustave  
DESMOULIN Jean-Baptiste  
DUMOULIN Marcel  
DUCARNE René  
DUBON Léon  
DERQUENNE Charles  
DEUET Achille  
DEVILLE Nestor  
DREUMONT Fernand  
DREUMONT Raoul  
DUBOIS Nestor  
DUBOIS Edgar  
DUBOIS Edmond  
DUBOIS Georges  
DUEZ Camille  
DUPIRE Emile  
DUPONT Henri-Joseph  
DUPONT Henri  
FRITZ Alphonse  
FRUIT Paul  
GAISSE Louis  
GODEFROY Fernand  
GRANGIER Albert  
GUERNEZ Désiré  
GUERNEZ Emile  
HALLEZ Marcel  
HENAUT Paul  
HENRY Léon  
HERY Charles  
HERY Isidore  
HERY Maurice  
JEAN-BAPTISTE Auguste  
JEAN-BAPTISTE Georges  
JOLY Colbert  
JOUNIAU Gustave  
LADRIERE Victor  
LAINE Edmond  
LAINE Victor  
de LALENE LAPRADE Paul  
LAMBOUR Léon-Edmond  
LEBRUN Fernand  
LEBURGNE Maurice  
LEPAISANT Félix  
LASSELIN Vital  
LEFEBVRE Arthur  
LESNE Fernand  
LEVAQUE Lucien  
LUSSIEZ Adolphe  
MARCHAND Joseph  
MERANDET Louis  
MERESSE Henri  
MEUNIER Jean-Marie  
de MONTEVILLE Henri  
MOREAU Léon  
MAROUZE Fernand  
NAVEZ Paul  
PETIT JEAN Henri  
PLICHON Henri  
REGLE Arthur  
RINGEVAL Eugène  
REGNIER Adolphe  
REPAIRE Ernest  
ROUX Robert  
ROUZE Fernand  
REVERSE Louis  
TAHON Désiré  
VANDEVILLE Jean-Baptiste  
     
LEONARD Clovis Aviateur Belge - fusillé par les Allemands
     
BRASSELET Françoise Victimes Ciciles
LEMOINE Jules
LEMOINE René
COSSART François

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